Un Sort nommé Catherine

Mendalusus

Trovalos Mendalusus est magicien. On ne peut pas dire que ce soit un archimage de classe internationale, mais il est reconnu à Melthérie comme un invocateur de talent. Mendalusus apparait aussi comme un goinfre et un pervers, avec un sens de l’humour décalé et pas beaucoup d’associés, ni d’associées. Le problème n’est pas tant qu’il ne soit ni plaisant ni aimable, mais qu’il est socialement maladroit, et parfois égocentrique.

Le mois dernier, Mendalusus a fini par se rendre aux exigences de ses ami.es, et leur a partagé un sort qu’il avait récemment inventé. Un sort assez simple pour que tout magicien ayant fini son apprentissage puisse le lancer, un sort qu’il a nommé « Catherine ».

Assez simplement, ce sort invoque une femme du même nom et dure plusieurs heures. Elle est jeune, attirante, blonde, et porte une grande robe bleue (mais elle peut se changer et porter tout ce qu’on lui donne). Quant à sa personnalité, elle a le rire facile et boude aussi souvent. Par tous les aspects, elle se comporte exactement comme un vrai être humain. Elle obéit avec bonne volonté à tout ordre, tant qu’il est tourné avec politesse.

On peut dire que Mendalusus ne s’attendait pas à ce que son sort déclenche de telles réactions.

L’Invocation

Les sorts d’invocation de petits animaux sont connus depuis longtemps. Même l’artiste de rue qui tire un lapin de son chapeau base son tour sur la véritable magie de conjuration des magicien.nes. Il n’y a donc rien d’étrange à invoquer un animal.

Évidemment, les animaux invoqués par ces sorts ont l’apparence, la substance et le comportement d’animaux normaux pendant un bref intervalle de temps jusqu’à leur disparition. Ce ne sont pas des illusions. Selon la plupart des définitions de ce mot, ils sont « réels »… du moins jusqu’à la fin du sort.

Parmi les magiciens, le consensus officieux était jusque-là que les humains et autres créatures « intelligentes » ne pouvaient pas être invoquées comme des lapins ou des loups. Suivant cette coutume, personne n’a exploré ce champ de recherche.

La Cité de Melthérie

À Melthérie, la Cité des Magiciens, l’intérêt pour le sort Catherine a explosé. Mendalusus et ses associés ont été occupés à 1) produire assez de parchemins de sorts pour satisfaire la demande et 2) empêcher les falsificateurs et falsificatrices de produire et de vendre des copies illégales de ces parchemins. L’argent coule dans les poches de Mendalusus plus vite qu’il ne peut le compter, et s’en échappe aussitôt pour payer une petite armée d’avocat.es et de gros bras. Il est excessivement onéreux de combattre la contrefaçon.

Dans les académies de magie, c’est le tollé. On débat sans fin pour déterminer si Mendalusus n’aurait pas violé une règle tacite de la magie en créant son sort d’invocation d’humaine. D’aucun.es suggèrent aussi que ce sort devrait être interdit au public. Beaucoup s’accordent pour dire que le sort de Catherine ouvre la porte à une toute nouvelle branche de la magie, l’« invocation humaine ». Ce consensus est immédiatement suivi de disputes pour désigner l’académie la mieux à même de se lancer dans ce domaine de recherche intrigant. Plusieurs des mages-princes de Melthérie sont prêts à financer abondement quiconque se lancerait dans ce domaine, et il y a au moins une académie qui est sur le point de recevoir une belle quantité d’argent pour ce faire. Il est même possible qu’on désigne le quelconque et bedonnant Mendalusus lui-même pour diriger ces recherches.

La police de Melthérie a déjà commencé à faire des annonces et à coller des affiches. Celles-ci montrent un dessin de la Catherine invoquée et avertissent qu’elle n’est qu’un effet de sort, sous le contrôle d’un magicien, et n’a pas à être traitée comme un être humain. La police a agi ainsi en réponse aux événements de la semaine dernière, quand une vague de canulars utilisant le sort de Catherine a éclaté à Melthérie, la plupart basés sur l’adultère, l’outrage aux bonnes mœurs et de menus larcins.

L’Église Hésayenne

L’institution la plus puissante du monde : l’Église, s’est déjà exprimée en opposition au sort de Catherine. Arguant de sa nature pécheresse, le Patriarche a mis ce sort à l’index, puisqu’il sera de toute évidence utilisé pour commettre le péché de chair. Pourquoi aurait-on inventé ce sort si ce n’était pour gouter clandestinement aux plaisirs charnels ?

L’Église a même été jusqu’à classer ce sort dans l’école de nécromancie, ce qui le rend illégal dans la majorité du monde civilisé. Selon elle, puisqu’il imite l’âme d’un être humain, ce sort dévalorise et corrompt l’âme de celles et ceux qui le lancent.

L’Église exerce peu de pouvoir à Melthérie, qui se trouve trop loin de ses centres névralgiques. Toutefois, il est peu sage d’afficher sa désobéissance au grand jour, et il est probable que le sort de Mendalusus fasse ressortir des tensions internationales. Les mages-diplomates de Melthérie s’inquiètent déjà dans leurs ambassades à l’idée de la tempête qui vient.

Les sorcières

Ironiquement, les sorcières se sont jointes à l’Église pour condamner ce sort. Bien que l’Église ait interdit la sorcellerie (c’est-à-dire toute femme lançant un sort), cette règle est rarement appliquée : des centaines de couvents de sorcières, petits et discrets, existent de par le monde. Melthérie a beau être une cité de mages, c’est aussi un peu un club pour hommes : seules deux des académies de magie permettent à des femmes de rejoindre leurs rangs.

Le très progressiste proviseur de l’Œil Automnal, Alosius Faruk, a déjà annoncé publiquement son opposition au sort de Catherine. Il a invité tous ceux qui souhaitent se dresser contre l’« invocation humaine » à venir partager sa demeure en attendant que les mages-princes décident du sort du sort. Il a implicitement étendu l’invitation aux sorcières et sa maison héberge maintenant d’étranges invité.es venu.es des quatre coins du globe.

Comme on leur a refusé un forum légitime pour leurs débats, quelques sorcières (et quelques magiciens voulant protester) ont trouvé d’autres moyens d’exprimer leur désaccord. Mendalusus, les mages-princes, et les proviseurs des académies ont chacun vu des lettres se déverser dans leurs maisons, parfois littéralement (comme dans le cas d’Alokk Ward, qui écrivait une lettre dans son bureau quand il fut soudain enseveli par l’arrivée de plusieurs milliers d’oiseaux en papier, chacun fait de la même lettre furieuse). Le mage-prince Auroch a été transformé en femme, et n’a jusqu’ici pas réussi à mettre fin à l’enchantement. Et la rumeur court que le pénis de Mendalusus aurait été enlevé (ou du moins rendu impotent), ce qui expliquerait sa récente mauvaise humeur.

Les Bordels

Il existe de nombreuses autres parties intéressées par une interdiction du sort de Catherine. Ce sort pourrait mettre beaucoup de gens sur la paille, surtout si d’autres sorts similaires sont inventés.

Catherine

La semaine dernière, une femme s’est vu répondre qu’elle ne pouvait pas acheter un pamplemousse parce qu’elle n’était pas une vraie personne. La vendeuse de fruits lui a montré une affiche comme preuve, et lui a dit qu’elle était un « effet de sort ». L’« effet de sort » a été se plaindre aux gardes, qui l’ont vite arrêtée. Elle est restée sous garde en attendant qu’elle disparaisse. Sauf qu’elle n’a pas disparu.

Les gardes municipaux de Melthérie sont entrainés pour être très précautionneux avec les sorts. Ils ont en fait été tellement méfiants que cette femme est restée deux jours en cellule. Ce n’est qu’après que de nombreuses personnes soient venues témoigner qu’elles étaient de ses ami.es et de sa famille que la femme a été libérée. Son nom est Catherine.

Elle ressemble presque comme deux gouttes d’eau à l’effet de sort. La « vraie Catherine » a un peu plus de pattes d’oie autour des yeux, et la « Catherine du sort » a un peu plus de poitrine, mais pour le reste elles sont quasiment identiques. Elle possède même une robe bleue comme celle que porte la « Catherine du sort » quand on l’invoque.

Catherine affirme qu’elle travaillait comme prostituée dans un des quartiers pauvres de Melthérie. Elle aurait été engagée par Mendalusus, à la fois pour ses talents habituels et pour quelques expériences magiques mineures. Elle dit qu’on ne l’a pas informée du but de ces expériences, et exige réparation pour son exploitation et son emprisonnement arbitraire.

Si elle reçoit de l’argent, ce sera une fortune. Beaucoup d’exemplaires du sort ont été vendus (et ça ne fait qu’augmenter maintenant qu’on dit qu’il risque d’être mis hors-la-loi), donc ce serait une somme conséquente.

Elle a même annoncé qu’elle compte témoigner contre Mendalusus, et que l’argent des ventes de « son sort » irait à sa famille et à l’Église. En fait, elle a déjà abandonné la prostitution et s’est exprimée sur le caractère diabolique de cette profession. On murmure que cette décision morale a été aidée par une forte contribution financière de l’Église.

Catherine a déjà reçu de nombreuses menaces. Des mages ont juré de la « dissiper ». Une robe bleue a été clouée à sa porte. Un soir, en rentrant chez elle, elle a même trouvé le cadavre d’une « Catherine du sort » dans sa cuisine.

Le plus intrigant est que Mendalusus insiste qu’il n’a jamais rencontré cette femme de sa vie . Selon lui, son sort est entièrement de sa création, et n’était pas basé sur une vraie femme. Il rétorque que la « vraie Catherine » n’est qu’une illusion créée par des magiciens rivaux qui comptent lui escroquer sa fortune.

Ce n’est pas impossible. Des magiciens et magiciennes ont déjà réalisé des supercheries bien plus impressionnantes dans le passé. Mais si la « vraie Catherine » est fausse, c’est que quelqu’un a ou bien réécrit le sort de Catherine pour le faire durer plusieurs semaines, ou bien altéré une vraie femme pour qu’elle lui ressemble parfaitement. Et il reste toutes ces personnes qui sont venues dire qu’elles la connaissaient.

La date du procès est déjà fixée. Il y sera décidé du futur de l’« invocation humaine », de la distribution d’une vaste fortune, et peut-être même y déterminera t-on ce qu’il adviendra de nos âmes immortelles.

Un dilemme éthique

Au cœur de tout ceci se trouve une question éthique. Si vous décidez de jouer cette aventure dans votre campagne ou quelque chose comme ça, ne lâchez pas la grappe à vos joueurs et joueuses. Quel que soit l’importance que cet évènement jouera dans votre campagne, je recommande fortement que vous créiez une situation où vos PJ devront choisir un camp. La situation de Melthérie est assez délicate pour qu’un petit groupe d’individus décidés puisse faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, et ça fera plaisir à vos joueurs et vos joueuses de voir qu’ielles peuvent provoquer des changements permanents et importants dans votre univers. Quoi qu’il se passe, les PJ y gagneront de nouveaux.elles ennemi.es. Et des ami.es aussi, idéalement.

Salut Reddit !

[L’auteur répond maintenant à des commentaires reçus sur un forum Reddit (NdT)]

Je ne m’imagine pas que ce scénario soit parfait. J’ai juste inventé des trucs en méditant sur un thème. Je pense vraiment qu’il y a là des idées qui ont leur place en jeu, par contre. Volez les concepts que votre groupe de joueurs et joueuses aime, et jetez le reste. Hé, comme au Jeet kune do ! [L’art martial hybride Wiki que Bruce Lee a créé en intégrant des techniques de plusieurs arts martiaux différents, avec comme devise « Absorbe ce qui est utile, rejette ce qui ne l'est pas et ajoute ce qui t'est propre. » (NdT)]

Au grand minimum, votre magicien de niveau 3 peut s’amuser à exploiter à fond le sort de Catherine.

Tiré par les cheveux ? Ouais, un peu.

Imposé de force ? Normalement non. Si vos PJ s’en contrefoutent de définir la conscience et l’individualité, n’essayez pas de les forcer. Si elles et ils veulent juste démolir des portes et casser des gueules, laissez-les.

Les Catherines : elles n’ont probablement pas de souvenirs, mais je pense qu’elle mettraient certainement un moment à s’en rendre compte (Combien de temps ça vous prendrait pour vous rendre compte que vous ne vous souvenez plus du lycée ?). J’imagine qu’elles seraient assez choquées, peut-être horrifiées, si on les mettait en face de leur statut de non-êtres et de leur disparition imminente. Ou peut-être pas. Si Cthulhu se moquait de vous parce que vous n’avez aucun souvenir remontant à plus de quelques dizaines de cycles solaires et que vous serez mort.e dans un peu plus, ça ne vous gênerait peut-être pas.

La propriété intellectuelle et les magicien.nes : En fait ça m’a l’air super drôle. S’il y a beaucoup de règles et beaucoup de moyens magiques pour contourner celles-ci, on peut sûrement tomber sur des affaires très louches avant même le début du procès. Démons, contrôle mental, témoins polymorphés, parfaites contrefaçons, etc. « L’avocate de l’accusation demande que ce témoignage soit rejeté par la cour, puisqu’il a été prouvé que le témoin n’a pas été polymorphé, mais n’est en fait qu’un simple rat, tout comme sa soit-disante « traductrice ». »

D&D et Pathfinder grog ? C’est des systèmes super, mais ils ne sont pas forcément impliqués ici.

Et mettre une des PJ à la place de Catherine, ça c’est une idée GÉNIALE !

Sélection de commentaires

Jason Packer

On dirait qu’on pourrait précipiter le choix d’un camp par les PJ si la « vraie Catherine » et le magicien Mendalusus essaient chacun de les recruter pour prouver que leur version des événements est la vraie.

Je me sentirais mal de prendre ça pour mes propres campagnes, simplement parce que je pense que tu aurais mieux fait d’écrire le roman qui aurait pu sortir de cette histoire. Un roman court, peut-être, mais on peut certainement extraire de ce scénario quelque chose de plus gros qu’une nouvelle.

Justin Alexander

Vérification rapide des règles : Les sorts d’invocation apportent physiquement la créature ou l’objet d’un autre endroit, ils ne les créent pas à partir de rien.

Je ne sais pas si ça simplifie les questions éthiques de ce concept ou si ça les rend infiniment pires. Est-ce vraiment des versions de Catherine venues de dimensions parallèles ? Si c’est le cas, est-ce que la Catherine de notre dimension mérite vraiment une rétribution pour le labeur de ses « sœurs » extradimensionnelles ? Elles sont pratiquement immortelles tant qu’elles sont ici, et si elles sont renvoyées au même endroit et au même instant que celle qui est partie, est-ce qu’elles sont vraiment exploitées ? Et si des gens commençaient à disparaitre de cette dimension-ci et qu’on découvrait qu’ils se faisaient invoquer ailleurs ?

Inconnu

Je crois que ça devrait être le cœur du problème.

Le mage précise au reste du groupe comment les sorts d’invocation marchent vraiment, et ensuite le mystère tournerait autour de la vérité derrière ce sort, tandis que le procès et le reste seraient en arrière-plan.

Ça peut être une entité maléfique qui rassemble des informations avant une invasion, ou une personne qui a été condamnée à être piégée dans tous ces corps en même temps et à mourir lentement à chaque invocation.

Je trouve ce scénario super et original !

Arnold K

Les questions sont plus drôles que les réponses.

En plus, si elles sont invoquées d’univers parallèles, il devrait y avoir une chance de 0,1 % que l’une d’elle ait une tête de pieuvre ou un truc comme ça.

Inconnu

Ben le problème évident dans ce dilemme c’est que les invocations existent par magie et ne subsistent que par la même magie. Un sort d’invocation assez puissant ou un champ d’anti-magie renverrait la fausse Catherine là d’où viennent les invocations. On pourrait se servir d’un champ d’anti-magie pour prouver la nature de la « vraie » Catherine. En plus, normalement les invocations disparaissent immédiatement après leur « mort ».

Mais le dilemme moral reste intéressant ; en fonction du système de règle utilisé, il n’y aura peut-être aucun moyen d’éliminer entièrement le sort de Catherine. En fait, je ne vois pas comment ce sort pourrait être vraiment une invocation, quel que soit le système. Ça devrait être une altération, parce que les invocations peuvent vous apporter un type de chose, mais on ne peut pas invoquer d’individus prévis à moins d’être de très haut niveau, et même dans ces cas, c’est extrêmement précis et ça ne marche typiquement que sur de puissantes créatures d’outreplan.

Je crois qu’on peut surprendre les PJ en les mettant en face d’une apparente violation de certains des principes de base de la magie.

Arnold K

J’aime vraiment l’idée que mes PJ se sentent coupables d’avoir fait pleurer un effet de sort. Ou lui fassent un câlin pour qu’elle se sente mieux.

Dans un tout autre registre, les joueurs pourraient découvrir que les Catherines ont pondus des œufs. Beaucoup d’œufs.

Anonyme

Tout d’abord, je tiens à dire que je trouve cet article excellent. Des accroches de scénarios aussi thématiques, surtout quand ça tourne autour d’une bonne question et pas d’un combat, ça vaut son poids en or. Bravo à vous !

Je suppose aussi que la façon dont marchent les sorts d’invocation sera d’une importance cruciale ici. Ça fait longtemps que j’utilise une règle maison comme quoi il est invraisemblable qu’un sort de premier niveau puisse aller trouver une créature (même un animal), vous l’amener sans erreur, la soumettre à une obéissance infaillible, couper tout pouvoir d’invocation qu’elle a elle-même, et la renvoyer à son lieu d’origine à la fin (y compris en défaisant ou réparant tous les dégâts subis pendant la durée de l’invocation). Je préfère amplement que ce soit une sorte de créature artificielle quasi-vivante (peut-être avec une espèce d’esprit de « bas niveau » à l’intérieur).

Ceci dit, il faudra bien poser une sorte de cadre pour les aspects légaux du lancement de sorts et de la recherche de nouveaux sorts, ou ça va vite partir en cacahuète. Certaines joueuses voudront probablement se plonger là-dedans, et un ou une MJ mal préparé.e se retrouvera à devoir improviser un cadre légal, ça peut être difficile. Au risque d’avoir l’air prétentieux, j’ai écrit un tel cadre en, mais il se concentre surtout sur le droit criminel, pas sur le droit civil (ce dont parle cet article).

Ceci étant dit, j’espère que plein d’autres gens qui ont utilisé ça dans leur campagne raconteront comment ça s’est passé.

MCPlanck

Jack Vance a fait ça dans une des nouvelles de Rhialto le Merveilleux Wiki. Un magicien y avait un placard qui invoquait des femmes célèbres du passé. Ça vaut le détour !

Arnold K

Oui, mais elles avaient des souvenirs et des amants dont elles étaient encore amoureuses. Enfin, j’aime toujours voir Rhialto se faire rembarrer.

Jack

C’est dommage que D&D ait une cosmologie tellement propre, carrée, où chaque question a sa réponse, que les dilemmes, comme celui-ci, ne marchent pas dans le multivers de base.

La discussion qu’il y a eue sur Reddit autour de cet article m’a déprimé. La magie marche exactement comme ceci, les plans extérieurs marchent exactement comme cela, par conséquent nous pouvons facilement trouver la réponse en utilisant X, Y, Z. Il n’y a pas de débat, pas de confusion, pas de différences locales dans le fonctionnement des sorts d’invocation.

Sponng

Voici une idée magnifique pour un GN en huis-clos. J’adorerais développer ça et l’organiser. Une situation cool pour un petit événement intéressant.

TwinRavenGames

Catherine est secrètement la grande méchante de la campagne à cause des utilisations ridicules du sort.

Elle boude ? Elle doit avoir traversé tant d’humiliations.

Elle obéit avec bonne volonté ? C’est parce qu’elle envie votre argent et votre pouvoir, sa volonté est de vous abattre par ses machinations.

Elle rit ? C’est peut-être qu’elle sait quelle tête de nœud est son invocateur, et ça la fait juste pouffer.

Le groupe se met à souffrir d’incidents bizarres, et dit « Les gars, c’est probablement juste le MD qui veut nous avoir. » ? Et si c’était Catherine qui avait infiltré le groupe et manigancé leur mort pour toutes les humiliations qu’ils lui avaient fait subir.

C’est juste quelques idées, hein. On a tous des imaginations zarbies, non ?

TheMightyWarHamster

Je compte prendre ça comme base pour le prochain one-shot ou jeu de convention que je maitriserai !:D

En fait j’ai déjà mené une campagne courte qui tournait autour de la question du sort d’« invocation de monstre ». Sauf que c’était les PJ qui se faisaient enlever vers des champs de bataille extradimensionnels à une fréquence aléatoire, pour revenir en n’ayant pas perdu un instant et physiquement intacts, quel que soit le résultat du combat. C’était peut-être, ou peut-être pas, inspiré par le fait que je lisais Gantz Wiki à l’époque.

En parlant aux autres invoqué.es, les PJ ont grosso modo déduit comment marchaient les règles (on se fait invoquer quand on est dans des situations d’agression ou de panique, on se bat presque toujours du côté où on a été invoqué, et quelques autres règles) et aussi que l’effet était addictif.

Au final, un des personnages s’y est plongé à fond, elle est devenue une vraie trompe-la-mort pour déclencher les invocations aussi souvent que possible, deux persos sont devenus moines pour mener des vies méditatives et une s’est suicidée.:D

Elles et ils n’ont jamais compris s’il y avait une grande destinée là-derrière, ou si elles et ils participaient juste à la soirée hebdomadaire de Warhammer de Chtulhu et ses potes.

Article original : A Spell Called Catherine

Mention légale spécifique : Contrairement à ce qui est écrit ci-dessous en petits caractères, ce texte-ci est sous licence Creative Commons 4.0 BY-NC-SA, sauf les images et peut donc être copié et modifié, sans usage commercial, en mentionnant l’auteur Arnold K et ptgptb.fr pour la traduction, et les nouvelles versions doivent être placés sous la même licence.

Note: 
Moyenne : 10 (4 votes)
Catégorie: 
Auteur: 
Nom du site d'Origine: 
Traducteur: 
Share

Ajouter un commentaire

Mention légale importante

Nous vous encourageons à faire un lien vers cette page plutôt que de la copier ailleurs, car toute reproduction de texte qui dépasse la longueur raisonnable d’une citation (c’est-à-dire, en règle générale, un ou deux paragraphes) est strictement interdite. Si vous reproduisez une grande partie ou la totalité du texte de cette page sans l’autorisation écrite de PTGPTB (version française), et que vous diffusez ladite copie publiquement (sites Web, blogs, forums, imprimés, etc.), vous reconnaissez que vous commettez délibérément une violation des lois sur le droit d’auteur, c’est-à-dire un acte illégal passible de poursuites judiciaires.